LE PRINTEMPS ÉTUDIANT
Samedi 14 avril 2012, près de cinquante mille manifestants déterminés prenaient d’assaut les rues de Montréal ensoleillé. Le mouvement de grève étudiant ne faiblit pas, ses supporteurs et alliés ne décolèrent pas : Mouvement populaire contre la tarification des services publics, nombreux syndicats d’enseignants, associations de parents et de retraités de la génération des contestataires de naguère – ceux qui ont fait reculer les différents gouvernements précédents – sont venus appuyer la vague de résistance présente, déterminée, que l’on ne peut qu’admirer. Les jeunes d’aujourd’hui affrontent courageusement l’appareil étatique répressif ligué contre eux dans une belle unanimité dévoyée (1).
Samedi matin, 14 avril, les journaux plastronnaient, complaisant pour leur ministre de l’Éducation menaçante : « On ne cèdera pas à l’intimidation ! On ne négociera pas sous la pression ! ». Qui intimide qui, qui menace qui, madame la Ministre ?